Ce jeudi 27 février, trois jeunes soldats seront jugés devant la cour d’appel de Mons. On les accuse de négationnisme et d’incitation à la haine. Deux groupes Facebook glorifiant le nazisme ont été créés par eux. Initialement, devant le tribunal correctionnel de Charleroi, seul un de leurs compagnons avait été jugé coupable. Ainsi, le procureur a interjeté appel concernant les trois autres affaires.
Initialement, ils sont donc quatre : deux originaires de Charleroi, un de Liège et un Flamand. Deux groupes ont été créés sur Facebook : l’un portant le titre « Auschwitz », et l’autre « Hitler did nothing wrong » (note de la rédaction : « Hiltler n’a rien fait de mal »).
Au sein de ce groupe, on attribuait un nom juif ou un numéro d’identification. On diffusait des vidéos terrifiantes, ciblant autant les musulmans que les personnes noires, les femmes ou les individus homosexuels. Ou encore une attaque visant une mosquée.
C’est après avoir décelé les connexions d’un de leurs militaires avec l’extrême droite que les services secrets militaires ont lancé l’alerte. Un témoin a rapporté que dans les casernes où sont logées les nouvelles recrues, un militaire effectuait régulièrement le salut nazi. Un soldat évoque également des harcèlements en rapport avec la couleur de sa peau.
Les quatre jeunes soldats ont été écartés de l’armée. Et Unia s’est établi en tant que partie civile.
Cependant, lors de l’audience au tribunal correctionnel, les avocats les avaient défendus en mettant en avant leur immaturité et leur naïveté. Le tribunal a ainsi décidé d’acquitter trois des quatre militaires par faveur du doute.
L’accusation fédérale, jugeant qu’en leur qualité de militaires ils devaient être exemplaires, a interjeté appel.
Ainsi, trois des quatre jeunes seront de nouveau jugés ce jeudi. Le quatrième, qui a été condamné à 75 heures de travaux d’intérêt général et à une amende de 1600 euros, a accepté sa punition et n’a pas interjeté appel.