Belgique : Quand les bijoux apaisent l’absence

Dans l’univers délicat du deuil, les créateurs de bijoux trouvent désormais leur place. Si ces artisans sont souvent associés aux célébrations de la vie, ils sont aussi de plus en plus sollicités pour accompagner la douleur de la perte.

Dans son atelier « Le Tiroir de Lou », Stéphanie Dezangré reçoit régulièrement des demandes liées à la disparition d’un proche : un parent, un ami, ou même un enfant jamais né. Face à ces attentes intimes, la créatrice s’est d’abord sentie démunie : « On parlait de glisser des cendres dans une bague ou sous une pierre, mais ça ne me parlait pas. Il me manquait la lumière », confie-t-elle.

De cette réflexion est née une création originale : un collier à deux médaillons, conçus pour s’emboîter autour du motif de l’étoile. À ce bijou s’ajoute une petite étoile indépendante, offerte avec la consigne symbolique de la déposer dans un lieu chargé de sens. Cela peut être un coin de maison, un arbre, la mer… Un geste intime pour garder un lien.

Pour Stéphanie Dezangré, cette approche prend tout son sens : le bijou est un objet intime, qu’on porte contre la peau. Il devient alors un support discret mais puissant du souvenir, presque une extension du lien qui unit les vivants à ceux qui ne sont plus là.

Éditeur responsable Bamtv

0 Comments

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *