Culture : Le cinéma libyen, un art en résistance
Dans les années 1960, Tripoli comptait plus de 20 salles de cinéma. Aujourd’hui, il n’en reste aucune. Des réalisateurs comme Mouayed Zabtia tentent de ressusciter le septième art, malgré l’indifférence de l’État et les tabous sociaux.
Mouayed tourne actuellement « 1986 », un film inspiré de faits réels, avec une équipe entièrement libyenne. « Mon objectif est de mettre en lumière le travail créatif libyen et de révéler les talents de nos artistes », explique-t-il.
Mais le chemin est difficile. L’indifférence de l’État et les tabous sociaux freinent les initiatives. Les femmes sont particulièrement touchées, souvent invisibilisées dans le monde du cinéma. « Représenter des femmes à l’écran reste un tabou », déplore Mouayed.
Pourtant, des femmes osent. Comme Naziha Arebi, réalisatrice libyo-britannique, dont les documentaires ont été sélectionnés à Toronto et Amsterdam.
En Libye, faire du cinéma est un acte de résistance. Résistance contre l’oubli, contre les tabous, et surtout… contre l’indifférence. Pour Mouayed et les autres réalisateurs, le combat ne fait que commencer.
Éditeur responsable Bamtv
Crédit Photo : Africanews

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