Le masque Ngil : un combat pour la dignité des objets sacrés africains
L’affaire du masque Ngil continue de faire des vagues dans les médias français, trois ans après sa mise en vente à Montpellier pour 4,25 millions d’euros. Le Collectif Gabon-Occitanie, qui avait lancé l’alerte, poursuit son combat pour la restitution de cet objet sacré de la culture fang.
Le masque Ngil est considéré comme une urne funéraire et un symbole de justice, contenant des matières humaines d’un ancien maître Ngil. Pour les membres du collectif, il n’a aucune vocation commerciale et sa vente viole les droits culturels et religieux des communautés fang.
Le collectif s’appuie sur plusieurs arguments solides, notamment le code pénal français qui interdit la commercialisation d’objets contenant des matières humaines, les recommandations de l’UNESCO pour la préservation éthique du patrimoine culturel et le droit traditionnel gabonais qui réserve l’usage du masque à la confrérie qui en assure l’usage rituel.
La mobilisation continue, avec des actions juridiques, des campagnes de sensibilisation et des partenariats internationaux. Le collectif espère obtenir la reconnaissance du Ngil comme patrimoine immatériel de l’UNESCO et faire de cette affaire un précédent juridique majeur.
Éditeur responsable Bamtv
Crédit photo : Africanews

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