Migrants guinéens : le retour au pays, une réalité difficile
Kabinet Kante, un jeune Guinéen, rêvait de devenir footballeur en Europe. Mais son voyage s’est arrêté en Tunisie, où il a été renvoyé dans son pays dans le cadre du programme de retour volontaire de l’OIM. Malgré la promesse d’une aide, il n’a rien reçu. Son histoire est loin d’être unique.
Oumar Bella Diallo, un autre migrant, a été victime d’un homme qui l’a frappé en Algérie, lui cassant un doigt et la jambe gauche. Sans papiers, il n’a pas pu être soigné et souffre encore de douleurs.
Derrière ces histoires, il y a la quête d’une vie meilleure. Les jeunes Guinéens sont prêts à prendre des risques énormes pour atteindre l’Europe, mais la réalité est cruelle. Le programme de l’OIM promet une aide, mais les bénéficiaires sont souvent déçus.
L’Organisation guinéenne de lutte contre la migration irrégulière tente de dissuader les candidats à l’immigration clandestine, mais les jeunes sont désespérés. « Bloquer une personne, c’est comme bloquer la marée », explique Elhadj Mohamed Diallo, directeur de l’Organisation.
Les chiffres sont alarmants : plus de 700 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée cette année. Les migrants guinéens sont parmi les plus nombreux à tenter l’aventure. Mais le retour au pays est difficile, et les promesses d’aide souvent non tenues.
Éditeur responsable Bamtv

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