Réveillon à haut risque à Bruxelles : feux d’artifice interdits
À Bruxelles, la nuit du Nouvel An rime de plus en plus avec tensions et violences, malgré l’interdiction formelle des feux d’artifice pour les particuliers. Chaque année, ces engins sont détournés de leur usage festif pour devenir des armes, visant notamment policiers et pompiers en intervention.
La situation est suffisamment préoccupante pour que des mesures exceptionnelles soient mises en place. Des personnes ont même été assignées à résidence à titre préventif. Sur le terrain, les policiers sont équipés de protections ignifugées, et bénéficient de l’appui de la police fédérale avec des moyens lourds comme les arroseuses et véhicules blindés, explique Linda Camarero-Verde, porte-parole de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles.
Les pompiers ne sont pas épargnés. Plusieurs d’entre eux ont déjà été directement visés lors de leurs interventions. Dans les quartiers sensibles, ils ne se déplacent plus sans escorte policière. En cas de danger, la procédure est claire : abandon du matériel sur place et repli immédiat dans le véhicule, jusqu’à sécurisation de la zone par les forces de l’ordre, selon Walter Derieuw, porte-parole des pompiers de Bruxelles.
L’année précédente, les statistiques faisaient état d’une forte augmentation des dégradations et des violences dans la nuit du réveillon. Une situation qui a poussé Safe.brussels à lancer une campagne de sensibilisation pour rappeler à la population que s’en prendre aux services d’urgence, c’est mettre toute la ville en danger.
Éditeur responsable Bamtv

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