Sahad Sarr : le James Brown sénégalais, secoue la scène musicale africaine

Avec son groupe éponyme SAHAD, Sahad Sarr est devenu l’une des figures de proue de la scène musicale alternative au Sénégal. En dix ans de carrière, il a développé un son unique, mélange de jazz fusion, d’afrobeat, de funk et de rythmes traditionnels ouest-africains. Son style, qu’il décrit comme « kaléidoscopique », est un véritable plaidoyer pour la décolonisation musicale et la promotion d’une identité africaine.

Dans son dernier album, « African West Station », Sahad Sarr se plonge dans les archives de la musique ouest-africaine post-indépendance, créant une ode à un « panafricanisme musical ». Il explique que cet album est un manifeste décolonial, une station de radio qui vibre et diffuse ses ondes dans toute l’Afrique de l’Ouest, intégrant des sons provenant de Guinée-Conakry, du Mali, du Nigeria et du Ghana.

Sahad Sarr prône une jeunesse libérée, prête à repenser le rapport de l’Afrique avec le monde, à travers une musique construite loin des stéréotypes généralement associés aux sonorités du continent. Il affirme que les artistes africains doivent créer leurs propres marchés et leurs propres identités sonores, plutôt que de se conformer aux attentes des autres.

Au-delà de sa propre carrière, Sahad Sarr tente de mettre la lumière sur une nouvelle génération d’artistes africains. Il a fondé le festival Stereo Africa à Dakar, dédié à la musique contemporaine du continent et de sa diaspora, qui se tiendra pour sa cinquième édition en mai prochain.

Éditeur responsable Bamtv

Crédit Photo : Kirinapost

0 Comments

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *