Ukraine : la Belgique pose ses lignes rouges avant le sommet européen

À quelques heures du sommet européen de Bruxelles, le Premier ministre belge Bart De Wever a affirmé jeudi matin qu’il restait plusieurs points non négociables dans les textes en discussion, notamment autour du projet de « prêt de réparation » destiné à soutenir l’Ukraine selon les informations de RTBF info ce jeudi 18 décembre 2025. Il a insisté sur la nécessité d’écarter certaines propositions jugées trop risquées pour la stabilité financière de la Belgique et de l’Europe.

S’il se dit prêt à faire des compromis, Bart De Wever souligne que certains sujets sont inacceptables, notamment ceux qui exposeraient la Belgique à des menaces financières importantes. Des discussions avancent avec la Commission européenne, qui a déjà revu sa position sur certains aspects, comme le partage des risques financiers en cas de contentieux ou l’égalité de traitement entre institutions financières. Mais d’autres garanties jugées cruciales manquent encore à l’appel.

Le Premier ministre insiste sur la couverture des risques en cas de décisions arbitrales, notamment en Russie ou dans des juridictions tierces telles que la Chine ou l’Afrique du Sud. Il demande aussi des garanties de liquidité pour Euroclear, un acteur central dans ce dossier, basé à Bruxelles, ainsi qu’une protection contre d’éventuelles saisies d’actifs.

Face à ces incertitudes, la Belgique pousse pour un partage collectif des responsabilités et explore l’alternative d’un emprunt commun adossé au budget pluriannuel de l’UE. Bart De Wever a également évoqué la possibilité juridique de recourir à l’article 122 du Traité sur le fonctionnement de l’UE, accompagné d’un mécanisme de retrait pour les pays non-participants.

À seulement deux heures du début du sommet, la position belge reste suspendue aux textes définitifs qui seront présentés.

Éditeur responsable Bamtv

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